Les prix des carburants évoluent dans un contexte de tensions internationales et de perturbations de l’approvisionnement. Le gazole et l’essence restent dans une fourchette haute et les espoirs de la chute des prix se sont évaporé avec la nouvelle flambée des prix du pétrole.
Sur les marchés internationaux, le pétrole repart à la hausse après plusieurs jours de repli. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai atteint 103,52dollars, en progression de 7,40 % en fin d’échanges asiatiques. Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, s’établit à 101,75 dollars pour livraison en juin, en hausse de 6,97 %. Cette évolution intervient après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens.
Le président des États-Unis Donald Trump a déclaré que l’échec des négociations avec l’Iran s’expliquait par un refus de ce pays de renoncer à l’arme nucléaire. Il a annoncé la mise en place de ce blocus à partir de lundi. En réponse, l’amiral Shahram Irani, chef de la marine militaire iranienne, a déclaré : « Les menaces du président des États-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l’Iran […] sont tout à fait ridicules et amusantes ».
En France, cette situation internationale se répercute sur les prix à la pompe. Le litre de gazole enregistre une baisse limitée depuis le 8 avril. Il s’établit à 2,333 euros en moyenne le 13 avril à 09h00, contre 2,398 euros au plus haut observé quelques jours plus tôt, soit une diminution de 6,5 centimes.
Une baisse interrompue des prix des carburants et des difficultés d’approvisionnement persistantes
La diminution des prix du gazole a été observée à partir du 8 avril, dans un contexte de trêve au Moyen-Orient. Cette tendance s’est interrompue au cours du week-end, après l’échec des discussions entre responsables américains et iraniens au Pakistan. Les données issues du site Prix-carburants.gouv.fr, plateforme officielle du gouvernement français dédiée au suivi des prix du carburant, indiquent que les tensions sur l’approvisionnement se renforcent.
Au niveau national, 11 % des stations-service rencontrent des difficultés d’approvisionnement en essence ou en gazole le 13 avril à 09h00. Cette proportion était de 8 % le 11 avril, puis de 10 % le 12 avril. Certaines zones présentent des niveaux plus élevés. L’Île-de-France atteint 14 % de stations en difficulté. En Nouvelle-Aquitaine, la part des stations concernées s’établit à 9 % le 13 avril, en hausse d’un point par rapport au 11 avril.
Les données exploitées reposent sur les informations transmises par environ 9 800 stations-service au site Prix-carburants.gouv.fr. Ces relevés permettent un suivi régulier de la situation sur l’ensemble du territoire. Les éléments disponibles au 13 avril montrent une évolution conjointe des prix et de l’approvisionnement, dans un contexte influencé par les décisions internationales et les fluctuations du marché pétrolier.

