
À Fresnes, dans le Val-de-Marne, le projet d’ouverture d’un deuxième magasin Grand Frais au parc Médicis ne verra pas le jour. Le terrain de la périphérie sud de Paris devait accueillir un magasin de 943 m² de produits frais, accompagné d’une boulangerie Marie Blachère de 53,20 m².
Le site est situé à proximité du Castorama et facilement accessible depuis l’autoroute A6. Le projet visait à compléter l’offre alimentaire de la commune, qui compte déjà un Grand Frais ouvert en 2017 au 22 avenue de Stalingrad. Le nouveau magasin aurait proposé des rayons de fruits et légumes, crèmerie, boucherie et pain chaud, dans une galerie commerciale de 996 m² au total.
Après plusieurs mois de procédures, le projet a été refusé par la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) du Val-de-Marne le 2 octobre 2025. Le recours déposé par Grand Frais le 19 décembre a ensuite été rejeté le 15 avril 2026 par la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC).
Motifs de refus et contraintes liées au projet de Grand Frais
Selon la CNAC, le magasin et la boulangerie étaient « susceptibles de porter atteinte aux objectifs de préservation et revitalisation du tissu commercial du centre-ville ». Les commissions ont estimé que l’ouverture du Grand Frais risquait de détourner la clientèle des commerces de bouche et des marchés de plein air, dans un centre-ville considéré comme fragile.
La localisation du projet a également été pointée comme un obstacle. Situé en bordure de l’autoroute A6 et accessible principalement en voiture via les parkings du Castorama, le site ne correspond pas aux objectifs de mobilité durable. Les commissions évaluent l’impact des projets sur le paysage commercial et sur les déplacements, ce qui a conduit à rejeter le projet au profit de la protection et du dynamisme du centre-ville.
L’abandon du magasin fige donc l’offre commerciale existante à Fresnes. Les habitants souhaitant bénéficier d’une deuxième enseigne Grand Frais devront continuer à se rendre au magasin de l’avenue de Stalingrad. La décision souligne les contraintes réglementaires et urbaines qui encadrent les projets commerciaux de grande taille en périphérie, ainsi que l’importance de l’évaluation de l’impact sur le tissu commercial local et les déplacements urbains.
Le projet de Fresnes illustre les procédures et critères appliqués par la CDAC et la CNAC, qui examinent la compatibilité des nouveaux commerces avec l’équilibre des centres-villes, la mobilité et la préservation des commerces existants, conformément à la réglementation en matière d’aménagement commercial.