
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit annoncer de nouvelles mesures concernant les carburants ce mardi 21 avril à 18 heures, à l’issue d’une réunion ministérielle consacrée à l’énergie.
Cette prise de parole intervient dans un contexte de hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient. Avant ces annonces, une réunion est prévue à 16h30 à Matignon avec plusieurs membres du gouvernement. En amont, le comité d’alerte des finances publiques se réunit à Bercy avec notamment Roland Lescure, ministre de l’Économie, et David Amiel, ministre des Comptes publics.
Roland Lescure a indiqué sur RTL que ces annonces porteront sur les aides aux carburants, « à la fois sur le prolongement éventuel » des dispositifs existants « et peut-être sur d’autres idées ». Le gouvernement prépare également « un prochain paquet d’aides » attendu en mai pour les secteurs les plus exposés. Depuis la fin février, les prix des carburants ont augmenté d’environ 50 centimes pour le gazole et 25 centimes pour l’essence SP95-E10. Cette dernière s’établit autour de 1,979 euro le litre, tandis que le gazole atteint environ 2,227 euros selon les données compilées par l’Agence France-Presse.
Des aides aux carburants déjà engagées et un coût estimé à plusieurs milliards
Plusieurs mesures de soutien ont déjà été mises en place. Le gouvernement a mobilisé 130 millions d’euros, dont 70 millions pour des aides ciblées sur les secteurs les plus touchés et 60 millions pour renforcer le chèque énergie. Pour le transport routier, une aide spécifique de 50 millions d’euros est entrée en vigueur. Les montants varient selon les véhicules : 250 euros par autocar, 70 euros pour une ambulance ou un véhicule léger, et entre 100 et 500 euros pour les camions de transport de marchandises. Cette aide est plafonnée à 60 000 euros par entreprise.
Le dispositif pourrait être étendu à d’autres professions fortement consommatrices de carburant, comme les entreprises du bâtiment, les aides à domicile ou les infirmiers. Le coût global de la situation liée au conflit au Moyen-Orient est estimé entre 4 et 6 milliards d’euros. Dans un courrier adressé à ses ministres, Sébastien Lecornu indique que l’impact pourrait dépasser un milliard d’euros pour les opérations extérieures en 2026 et atteindre « au moins 6 milliards d’euros, à date ».
Pour faire face à ces dépenses, le Premier ministre demande également « 4 milliards de mesures supplémentaires de freinage de la dépense au sein de (leurs) budgets ministériels » et évoque un possible gel de crédits. Les annonces prévues en fin de journée doivent préciser l’évolution des dispositifs d’aide existants ainsi que les éventuelles nouvelles mesures envisagées pour accompagner les professionnels et les particuliers concernés.