Le barème kilométrique utilisé pour la déclaration des frais professionnels réels reste inchangé en 2026. Cette information figure dans la brochure pratique publiée par l’administration fiscale à l’occasion de la campagne de déclaration des revenus.
Ce barème permet aux contribuables de déduire leurs frais de déplacement domicile-travail lorsqu’ils optent pour le régime des frais réels. Il s’applique aux véhicules thermiques, hybrides, à hydrogène, ainsi qu’aux véhicules électriques, aux motocyclettes et aux cyclomoteurs.
Le niveau du barème en 2026 est identique à celui appliqué en 2023, 2024 et 2025. Aucun ajustement n’a été effectué depuis la revalorisation intervenue en 2023, qui avait suivi une hausse de 5,4 %. Cette évolution faisait suite à une augmentation de 10 % en 2022. L’absence de modification en 2026 s’explique par le cadre réglementaire en vigueur. L’arrêté du 27 mars 2023 a fixé les barèmes applicables « à compter de l’imposition des revenus de l’année 2022 », ce qui permet leur reconduction sans publication d’un nouveau texte.


Un barème kilométrique utilisé pour calculer les frais de déplacement professionnels
Le barème kilométrique prend en compte plusieurs éléments, notamment la puissance fiscale du véhicule et la distance parcourue sur l’année. Il permet d’estimer les coûts liés à l’utilisation d’un véhicule personnel dans le cadre d’une activité professionnelle. Pour les voitures, le calcul repose sur trois tranches de distance annuelle. Par exemple, pour un véhicule de 5 chevaux fiscaux, le montant est calculé selon une formule différente selon que la distance parcourue est inférieure à 5 000 kilomètres, comprise entre 5 001 et 20 000 kilomètres ou supérieure à ce seuil.
Des barèmes distincts existent pour les véhicules électriques. Ces derniers bénéficient de coefficients plus élevés afin de tenir compte de leurs caractéristiques spécifiques. Des grilles sont également prévues pour les motocyclettes et les cyclomoteurs. Le barème kilométrique constitue une alternative au régime de la déduction forfaitaire de 10 % appliquée par défaut. Les contribuables peuvent choisir le dispositif le plus adapté à leur situation lors de la déclaration de revenus.
Le gel du barème kilométrique sur plusieurs années consécutives reste peu fréquent. Une situation comparable avait été observée en 2012 et 2013. Depuis 2024, ce barème n’a pas évolué, alors que le barème progressif de l’impôt sur le revenu a été ajusté pour tenir compte de l’évolution des prix. Le maintien des valeurs actuelles intervient dans un contexte marqué par des variations des coûts liés aux déplacements, notamment les prix des carburants. Le barème publié pour 2026 reste ainsi aligné sur les niveaux fixés lors de la dernière revalorisation intervenue en 2023.