À l’approche des dates limites de la déclaration de revenus, de nombreuses questions reviennent, notamment sur les dépenses du quotidien pouvant ouvrir droit à un crédit d’impôt. Parmi elles, les frais liés aux enfants, et en particulier la cantine, suscitent des interrogations récurrentes.
La campagne de déclaration des revenus est entrée dans sa phase active. Les contribuables ont jusqu’au 19 mai pour effectuer leur déclaration au format papier. Pour la déclaration en ligne, les dates limites s’échelonnent du 21 mai au 4 juin, selon le département de résidence. Ces échéances concernent les revenus perçus en 2025.
Dans ce contexte, de nombreux dispositifs fiscaux permettent d’alléger la facture, notamment via des crédits et réductions d’impôt. Emploi à domicile, dons aux associations, investissements locatifs ou encore frais de garde d’enfants : les possibilités sont multiples, mais encadrées par des règles précises.
C’est justement sur ce dernier point que des confusions apparaissent fréquemment. Les dépenses liées aux enfants ne sont pas toutes éligibles aux mêmes avantages fiscaux, et certaines idées reçues persistent, notamment concernant les frais de cantine.
La cantine est-elle exclue du crédit d’impôt ?
Interrogé lors d’un direct organisé par Le Parisien, Vital Saint-Marc, expert fiscaliste, a apporté une réponse claire à une question posée par une lectrice concernant les frais de garde et leur éligibilité. Si un crédit d’impôt existe bien pour les frais de garde des jeunes enfants, son périmètre est strictement défini. « En effet, la garde des jeunes enfants permet de bénéficier d’un crédit d’impôt », confirme-t-il.
Ce dispositif concerne les enfants de moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, à condition qu’ils soient à la charge du contribuable.
Les dépenses prises en compte incluent notamment les frais versés à une assistante maternelle agréée ou à un établissement d’accueil du jeune enfant, comme une crèche ou une halte-garderie. Certaines structures périscolaires peuvent également entrer dans ce cadre.
Mais l’expert insiste sur un point essentiel : « Sont exclus la cantine, les voyages scolaires et autres colonies de vacances ».
Autrement dit, les frais de restauration scolaire ne donnent droit à aucun crédit ni réduction d’impôt, contrairement à ce que certains contribuables pensent. Le mécanisme du crédit d’impôt pour garde d’enfant reste toutefois avantageux pour les dépenses éligibles. Il correspond à 50 % des sommes réellement versées, dans la limite de 3 500 euros de dépenses par enfant, soit un avantage maximal de 1 750 euros.


En résumé, si certaines dépenses liées aux enfants permettent de réduire l’impôt, la cantine n’en fait pas partie. Une distinction importante à connaître pour éviter toute erreur lors de la déclaration.