Les prix des carburants enregistrent un recul en France pour la deuxième semaine consécutive, selon les données publiées par les autorités. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur les marchés pétroliers liés à la situation au Moyen-Orient.
La semaine dernière, le prix moyen du gazole s’établissait à 2,1639 euros par litre. Ce niveau représente une diminution d’environ 8 centimes par rapport à la semaine du 17 avril, où il atteignait 2,2441 euros, et une baisse d’environ 15 centimes comparée à la semaine du 10 avril, avec un prix de 2,3139 euros. Malgré ce recul, les niveaux actuels restent nettement supérieurs à ceux observés avant le début du conflit. Avant l’offensive israélo-américaine sur Téhéran, le gazole était en moyenne à 1,7009 euro par litre.
Du côté de l’essence, les variations sont plus limitées. Les prix moyens s’établissent à 2,0158 euros pour le SP95, 1,9754 euro pour le SP95-E10 et 2,0504 euros pour le SP98. Les baisses constatées sur ces carburants se situent entre 1 et 2 centimes par litre. Là aussi, les niveaux restent au-dessus des prix observés avant la hausse liée au contexte international, où ils se situaient entre 1,70 et 1,80 euro.


Une évolution des carburants liée aux cours du pétrole et aux tensions internationales
L’évolution des prix à la pompe est étroitement liée aux fluctuations des cours du pétrole. Le 8 avril, l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran par Donald Trump avait entraîné une baisse des prix du baril. le 17 avril, le Brent, référence internationale, s’établissait à 91 dollars, contre un pic de 112 dollars atteint le 20 mars.
Depuis, les discussions entre les États-Unis et l’Iran n’ont pas abouti à une stabilisation durable. Le cours du Brent est reparti à la hausse et se situait autour de 111 dollars ce 28 avril. Cette remontée influence directement les prix des carburants.
Dans ce contexte, les acteurs du secteur évoquent des incertitudes sur l’évolution future. Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, a déclaré que la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait « encore deux ou trois mois ».
De son côté, Emmanuel Macron, président de la République française, a indiqué lors d’un déplacement à Athènes : « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter ». Il a ajouté que « la situation ne nous [faisait] envisager aucune pénurie ». La trajectoire des prix à la pompe reste liée à l’évolution des tensions géopolitiques et aux conditions d’approvisionnement en pétrole sur les marchés internationaux.