
Les prix des carburants en France devraient reculer dans les prochains jours, selon Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), organisation représentant les entreprises du secteur pétrolier.
Cette évolution intervient après plusieurs semaines de hausse des prix des carburants liées aux tensions au Moyen-Orient et aux perturbations sur les flux d’approvisionnement. Invité de France Info, Olivier Gantois a déclaré qu’une diminution de « 5 à 10 centimes [par litre] dans les prochains jours » était envisagée. Il a également précisé les conditions de cette évolution en indiquant : « si jamais ce prix se maintient aux alentours de 93-95 dollars le baril, vous allez voir les prix à la pompe en France baisser dans les jours qui viennent ». Cette projection repose donc sur la stabilité des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux.
Au cours de la période récente, les prix avaient atteint des niveaux élevés. Le gazole s’affichait à 2,32 euros par litre et le sans-plomb 95 à 2,01 euros. Cette hausse s’inscrivait dans un contexte de tensions géopolitiques, marqué par le conflit déclenché fin février au Moyen-Orient et ses conséquences sur les circuits d’approvisionnement en pétrole.
Une évolution des prix des carburants liée à la situation au Moyen-Orient et à l’approvisionnement
La baisse attendue s’explique par un changement dans la situation internationale. Le report d’un ultimatum par Donald Trump, président des États-Unis, ainsi que l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire ont modifié les anticipations des marchés. Dans ce contexte, l’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.
La perturbation de cette zone avait contribué à la hausse des prix du brut en raison des incertitudes sur l’approvisionnement. Sa réouverture a entraîné une stabilisation des cours, influençant directement les prix des carburants en France. Cette évolution reste conditionnée à la continuité du trafic maritime dans cette zone.
Sur le territoire français, la situation logistique est décrite comme normale par les acteurs du secteur. Une hausse de la fréquentation des stations-service a été observée lors du week-end de Pâques, notamment dans les stations exploitées par TotalEnergies, entreprise française spécialisée dans la production et la distribution d’énergie. Olivier Gantois a indiqué : « Les stations ont toutes été réapprovisionnées ». Il a également affirmé : « Je ne vois aucune raison pour qu’il y ait une pénurie en France, ni d’approvisionnement de pétrole brut, ni de produits finis pétroliers ».L’évolution des prix à la pompe dépendra dans les prochains jours du niveau des cours du pétrole brut et de la situation géopolitique internationale.