
Alors que la campagne de déclaration de revenus 2025 est en cours, les contribuables doivent porter une attention particulière aux montants préremplis. Parmi les éléments à vérifier figure la prime de partage de la valeur (PPV), également appelée prime Macron, versée en 2024 à près de six millions de salariés. Bien qu’exonérée d’impôt dans certaines limites, cette prime nécessite une déclaration spécifique. Un oubli peut entraîner une surimposition involontaire.
La case 1AD de la déclaration de revenus est dédiée à la prime Macron dans la limite de 3 000 euros exonérés d’impôt. Si le salarié a reçu moins ou exactement 3 000 euros, il lui suffit d’indiquer ce montant dans cette case. En revanche, si la prime dépasse ce seuil, il doit ventiler le montant entre deux cases : les 3 000 euros dans la case 1AD, le reste dans la case 1AJ, qui concerne les salaires imposables.
Comme l’illustre Capital, un salarié ayant touché 5 000 euros devra inscrire 3 000 euros en 1AD et 2 000 euros en 1AJ. Cette précision évite que la totalité de la prime soit intégrée dans les revenus imposables, ce qui contreviendrait à l’objectif initial de cette mesure destinée à soutenir le pouvoir d’achat.
Un oubli fréquent mais pénalisant
L’administration fiscale ne détecte pas toujours automatiquement les erreurs d’omission, surtout lorsque les déclarations sont préremplies. Or, la prime peut être incluse directement dans le montant imposable affiché en case 1AJ, sans que le contribuable ne s’en rende compte. Si la case 1AD n’est pas renseignée, la totalité de la somme perçue est donc intégrée à la base imposable, ce qui peut fausser l’évaluation de l’impôt dû.
L’impact est direct : payer plus d’impôt que nécessaire, en perdant le bénéfice de l’exonération prévue. Une erreur d’autant plus dommageable que la PPV a été conçue pour offrir un complément de revenu non fiscalisé dans certaines limites.
Une mesure ponctuelle à ne pas négliger dans la déclaration de revenus
La prime de partage de la valeur est reconduite chaque année par les entreprises sur la base du volontariat. Elle est défiscalisée jusqu’à 3 000 euros, voire 6 000 euros dans certaines conditions (accord d’intéressement, entreprises de moins de 50 salariés). Pour en bénéficier pleinement, la vigilance lors de la déclaration est essentielle.
En cas de doute, les contribuables peuvent consulter leur espace personnel sur impots.gouv.fr, vérifier les montants perçus sur leurs bulletins de salaire, ou contacter leur service des ressources humaines. Un simple contrôle de case peut éviter une erreur fiscale coûteuse.