Les prix des carburants commencent à reculer dans certaines stations en France après plusieurs semaines de hausse liée au conflit au Moyen-Orient. En effet, l’accalmie dans cette guerre a fait chuter les prix du pétrole ce qui devrait se ressentir à la pompe.
Depuis le début de la guerre en Iran, les tarifs à la pompe ont fortement augmenté, en lien avec la hausse des cours du pétrole. Un apaisement partiel de la situation, marqué par un cessez-le-feu annoncé cette semaine, entraîne une détente des prix observée dans plusieurs points de vente.
Le site prix-carburants.gouv.fr, plateforme officielle du gouvernement permettant de suivre les tarifs dans plus de 9 000 stations-service, montre que des baisses ont été enregistrées ces derniers jours. Ces évolutions restent variables selon les zones et les enseignes.
Une baisse mesurée sur le gazole et l’essence
Le samedi 11 avril 2026, le prix moyen du gazole s’établit à 2,325 euros le litre. Il recule de 4 centimes par rapport au niveau de 2,365 euros atteint le 8 avril. Cette diminution correspond à la variation la plus marquée depuis le début de la crise.
Pour le SP95-E10, la baisse est plus limitée. Le prix moyen passe de 2,02 euros à 2,00 euros le litre, soit une diminution de 2 centimes. Ce carburant avait connu une progression moins élevée que le gazole lors de la phase de hausse.
Ces évolutions interviennent alors que les pouvoirs publics ont demandé aux distributeurs de répercuter plus rapidement les variations des prix des matières premières sur les tarifs à la pompe.
Des écarts importants selon les réseaux de distribution de carburant
La situation diffère selon les réseaux de distribution. Parmi les 9 700 stations ayant actualisé leurs prix pour le gazole, 47 % affichent une baisse, 37,5 % restent stables et 15,5 % enregistrent encore une hausse. Les enseignes de grande distribution enregistrent des reculs plus marqués. Le groupe E.Leclerc indique une baisse moyenne d’environ 10 centimes depuis le 8 avril dans près de 90 % de ses stations. Shell applique également une réduction moyenne de 10 centimes dans environ 80 % de ses points de vente. Intermarché et Système U affichent des diminutions d’environ 8 centimes, concernant près des deux tiers de leurs stations.


La situation est différente pour TotalEnergies, entreprise française du secteur de l’énergie. Le réseau présente moins de stations en baisse et certaines hausses ponctuelles. Cette situation s’explique par une politique de plafonnement des prix mise en place précédemment, avec des tarifs plus bas que la moyenne, ce qui limite l’ampleur des ajustements récents.
Une évolution liée au contexte international
Les importations de pétrole et les conditions géopolitiques influencent directement les prix des carburants. La détente observée sur les marchés reste liée à l’évolution du conflit au Moyen-Orient. Pour éviter des tensions sur l’approvisionnement, les autorités ont autorisé la circulation des camions transportant des hydrocarbures durant le week-end. Cette mesure vise à assurer la continuité des livraisons vers les stations-service.
La baisse des prix observée depuis le 8 avril concerne principalement les stations qui affichaient les niveaux les plus élevés. L’évolution reste progressive et dépend des ajustements opérés par chaque réseau en fonction de ses coûts d’approvisionnement.