
Le président de la République Emmanuel Macron a déclaré que la situation actuelle ne laissait pas prévoir de pénurie de carburant en France, dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient.
Ces propos ont été tenus le 25 avril 2026 à Athènes, lors d’une conférence de presse. Emmanuel Macron a affirmé : « aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie ». Il a également précisé : « la situation est contrôlée », tout en reconnaissant des effets sur les prix liés à la situation internationale.
Le chef de l’État a réagi à des déclarations de Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, entreprise française spécialisée dans l’énergie. Ce dernier avait indiqué que si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait « encore deux ou trois mois », la France pourrait entrer « dans une ère de pénurie énergétique ». Il a ainsi alerté sur de possibles pénuries de carburant.
Interrogé sur cette hypothèse, Emmanuel Macron a déclaré : « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter ». Il a ajouté : « Je me garderais bien de faire de la politique-fiction, parce que (…) je sais comment la psychologie peut se comporter. On n’est pas là pour expliquer le pire des risques ».
Le blocage du détroit d’Ormuz au centre des tensions sur l’approvisionnement en carburant
Depuis la fin du mois de février, la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz est fortement réduite. Cette zone assure habituellement le transit d’environ un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde. La situation actuelle résulte du conflit impliquant l’Iran et des décisions prises par les États-Unis, notamment le blocage des ports iraniens décidé par le président Donald Trump.
Emmanuel Macron a insisté sur les effets possibles de réactions des consommateurs. Il a déclaré : « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». Il a ajouté : « Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes ». Le président a également évoqué la nécessité d’un retour à la circulation normale dans cette zone maritime. Il a appelé à « une réouverture complète, conforme au droit international, à la liberté de navigation, sans péage sur le détroit d’Ormuz ».
Par ailleurs, le contexte international a des répercussions sur les prix des carburants. Dans la zone euro, l’inflation a été révisée à 2,6 % sur un an en mars, contre 2,5 % initialement annoncé, après 1,9 % en février. Cette évolution est associée à la hausse des prix de l’énergie. Des discussions diplomatiques sont en cours. L’Iran et les États-Unis ont annoncé l’envoi de négociateurs à Islamabad, capitale du Pakistan, en vue d’une reprise des échanges. Malgré la prolongation d’une trêve annoncée par Donald Trump, la situation dans la région reste en cours d’évolution.