Il y a quelques semaines, le Conseil d’orientation des retraités (COR) mettait en garde sur le déficit du régime des retraites si la réglementation ne change pas. Après le Cor, c’est au tour du Comité de suivi des retraites (CSR) de pointer lui aussi du doigt les finances du régime. Pour le CSR, il est nécessaire d’agir pour éviter que le déficit ne devienne plus conséquent dans les prochaines années.
Le 13 juin dernier, le Conseil d’orientation des retraités (COR) avait publié son rapport annuel sur l’impact du prolongement de l’âge de départ sur la caisse de la retraite et l’économie française. Dans son étude, le COR a analysé l’effet de la dernière réforme sur le régime de retraite. Et le constat du Conseil est clair, sans un changement dans la réglementation, le déficit de ce régime augmenterait de façon significative dans les années à venir. Après le Cor, c’est au tour du Comité de suivi des retraites (CSR) de pointer du doigt les finances du régime des retraites.
Publié le 15 juillet, le CSR indique que « ce n’est que très conjoncturellement que le système de retraite apparaît actuellement équilibré » et que celui-ci va être en déficit pour les 25 prochaines années. Pour le CSR, ce déséquilibre des finances du régime est le fruit de « plusieurs facteurs » qui « entrent en ligne de compte, dont les révisions à la baisse de la trajectoire macroéconomique de court-terme en comparaison de celle qui était prévue jusqu’ici et des mesures de revalorisation plus favorables qu’attendu à l’Agirc-Arrco », détaille-t-il.
Adapter les retraites à l’évolution des salaires plutôt qu’à l’inflation ?
Pour inverser la tendance et rééquilibrer les finances du régime, le CSR évoque plusieurs pistes. Selon le comité, l’un des leviers envisageable sur le long terme concernerait l’âge de départ à la retraite. Si dans un avenir proche, le CSR estime qu’un « nouveau relèvement est temporairement exclu », l’idée à long ou moyen terme serait d’adapter « l’âge de liquidation avec les tendances constatées de l’espérance de vie ». En clair, avec ce mécanisme, l’âge de départ à la retraite suivrait le niveau de l’espérance de vie.
La deuxième recommandation du Comité concerne l’indexation des pensions, le CSR estime qu’il serait préférable d’adapter les retraites sur l’évolution des salaires « minorée d’un coefficient correcteur » plutôt que sur l’inflation. Enfin, le CSR recommande également de revoir les taux de cotisation. Avec une marge de manœuvre qui est très restreinte, le comité suggère notamment de revoir la répartition des cotisations entre les différents régimes (général et complémentaire).
