
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré le 8 avril que les prix des carburants en France « doivent baisser » à la suite de la détente observée sur les marchés pétroliers. Cette évolution intervient après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et la perspective de réouverture du détroit d’Ormuz, un point de passage pour une part importante du pétrole mondial.
Sébastien Lecornu, chef du gouvernement, a indiqué que « la trêve de 15 jours annoncée entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz. Cette avancée diplomatique a de premiers effets sur le prix du pétrole ». Dans ce contexte, il a affirmé : « Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu’ils sont montés. Le gouvernement y veillera ».
Les cours du pétrole ont effectivement reculé après ces annonces, ce qui se répercute progressivement sur les prix des carburants. En France, le gazole, carburant le plus utilisé, s’établit en moyenne à 2,375 euros par litre selon des données compilées par l’Agence France-Presse à partir d’un site gouvernemental. Le SP95-E10 est affiché en moyenne à 2,021 euros par litre. Ces niveaux restent supérieurs à ceux observés avant le début du conflit, avec une hausse de 65 centimes pour le gazole et de 30 centimes pour l’essence depuis fin février.
Le gouvernement prévoit des actions pour suivre l’évolution des prix des carburants
Le gouvernement prévoit des actions pour suivre l’évolution des prix. Sébastien Lecornu a précisé que les ministres concernés et les services de l’État réuniront « toute la filière, des raffineurs aux distributeurs, à Bercy » afin d’examiner la situation. Il a également annoncé qu’un « plan de contrôle sera déclenché ».
Le Premier ministre a ajouté : « Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain ». Ces mesures visent à s’assurer que la baisse des cours du pétrole soit répercutée sur les prix payés par les consommateurs.
De leur côté, les représentants du secteur pétrolier anticipent également une diminution des tarifs. Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), organisation représentant les entreprises du secteur, a indiqué que les prix pourraient reculer de « 5 à 10 centimes » par litre « très rapidement » à la suite de la trêve annoncée. Cette évolution dépend du maintien des cours du pétrole à leur niveau actuel dans les prochains jours. La réouverture effective du détroit d’Ormuz et la poursuite de l’accalmie diplomatique restent des éléments déterminants pour la stabilité des prix des carburants en France.