
Le constructeur automobile Stellantis a annoncé le 2 juin 2026 un investissement supérieur à un milliard d’euros sur le territoire français. Cette décision fait suite à la présentation, quelques jours plus tôt, d’un plan d’investissements de 60 milliards d’euros sur cinq ans, incluant une réduction des capacités de production en Europe.
La répartition de cet investissement indique que 50 % seront consacrés à la recherche et au développement, 40 % seront dirigés vers le site de Mulhouse (Haut-Rhin) et 10 % seront alloués à d’autres sites du groupe en France. Le site de Mulhouse emploie environ 4 500 salariés et produit actuellement les modèles Peugeot 308 et 408. À partir de 2029, trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides, de segment C, seront fabriqués sur ce site, incluant des berlines et des SUV.
Le PDG du groupe, Antonio Filosa, accompagné des ministres Roland Lescure, chargé de l’Économie, et Sébastien Martin, chargé de l’Industrie, s’est rendu à Mulhouse pour présenter le projet. L’investissement en recherche et développement, qui dépasse les 500 millions d’euros, sera notamment utilisé pour développer la plateforme technologique « STLA One ». Cette architecture technique modulable doit servir de base à plus de 30 nouveaux modèles de différents gabarits et motorisations d’ici 2030 et remplacera cinq plateformes actuellement en usage.
Développement des plateformes de Stellantis et production future
La plateforme « STLA One » a été annoncée le 21 mai 2026 par Antonio Filosa. Elle vise à concentrer la production sur un nombre réduit de plateformes mondiales. D’ici 2030, Stellantis prévoit de produire 50 % de ses volumes sur trois plateformes globales, avec jusqu’à 70 % de composants communs. Cette unification concerne plusieurs types de véhicules et motorisations, dans l’objectif de centraliser les architectures techniques utilisées par le groupe.
Le site de Mulhouse sera le principal bénéficiaire de l’investissement hors recherche et développement, avec la fabrication des trois modèles Peugeot électriques ou hybrides. Les autres sites français recevront 10 % de l’investissement total, sans précision sur les activités exactes concernées.
Le plan annoncé par Stellantis intervient après des résultats financiers négatifs en 2025 et une perte de parts de marché en Europe. Le groupe avait déjà révélé un plan d’investissement global de 60 milliards d’euros sur cinq ans, combiné à une réduction des capacités de production sur le continent européen.
L’annonce du 2 juin 2026 confirme l’engagement de Stellantis sur le territoire français, en particulier à Mulhouse, tout en détaillant la répartition de l’investissement entre la recherche et développement, les sites de production et les plateformes technologiques. La visite d’Antonio Filosa et des ministres souligne l’importance de la communication autour de ce projet et la mise en œuvre des investissements prévus.
Le projet prévoit donc une transition progressive vers de nouveaux modèles électriques et hybrides, avec une concentration des efforts de production sur des plateformes communes, tout en conservant plusieurs sites opérationnels en France.