
Depuis la crise du Covid-19, le télétravail s’est durablement installé dans les habitudes des Français. Cette évolution a également des conséquences concrètes sur la déclaration de revenus, notamment en matière de frais professionnels. Comme le rappelle l’administration fiscale, les salariés disposent de deux options pour les prendre en compte.
Comme l’explique Ouest-France, la première consiste à appliquer l’abattement forfaitaire de 10 %, automatiquement déduit par l’administration. Cette solution reste la plus simple et s’applique même si les dépenses réellement engagées sont inférieures. Mais pour les contribuables ayant engagé des frais plus importants, une seconde option peut s’avérer plus avantageuse: la déduction des frais réels.
Dans ce cas, il est nécessaire de conserver et présenter l’ensemble des justificatifs liés aux dépenses engagées dans le cadre du télétravail. Cela inclut notamment les frais de communication, comme l’abonnement Internet ou téléphonique, mais aussi les dépenses d’électricité ou encore l’achat de matériel de bureau. Comme le précise le magazine Capital, cette option demande davantage de rigueur, mais peut permettre une réduction d’impôt plus significative.
Pour faciliter cette démarche, l’administration propose également un système de forfait simplifié. Celui-ci permet d’éviter de détailler chaque dépense, tout en bénéficiant d’un avantage fiscal.
Jusqu’à 626 euros déductibles de son impôt sur le revenu
Le forfait dédié au télétravail est fixé à 2,70 euros par jour travaillé à domicile. Il est plafonné à 59,40 euros par mois et à 626 euros par an. Ce mécanisme permet aux salariés concernés de bénéficier d’une déduction sans avoir à produire l’ensemble des justificatifs. L’administration rappelle d’ailleurs clairement la marche à suivre: « Pour opter pour la déduction des frais réels, vous devez inscrire le montant de ces frais dans les cases 1AK à 1DK de votre déclaration de revenus ».
En parallèle, certains employeurs versent des indemnités spécifiques pour couvrir les frais liés au télétravail. Il peut s’agir de primes forfaitaires ou de remboursements directs. Bonne nouvelle pour les salariés concernés: ces sommes bénéficient d’un régime fiscal avantageux. Elles sont exonérées d’impôt sur le revenu, ce qui signifie qu’elles ne sont pas intégrées dans le calcul de l’impôt.
Cependant, cette exonération implique une contrepartie importante. Les salariés ayant choisi de déduire leurs frais réels ne peuvent pas inclure ces indemnités dans leurs dépenses. Autrement dit, il est impossible de cumuler ces deux avantages fiscaux pour une même dépense. Dans un contexte où le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure, ces dispositifs peuvent alléger la facture fiscale.