
Ce mercredi 1er avril , la porte-parole du gouvernement, Maud Bregon, a confirmé qu’il n’y avait « aucun risque de rupture d’approvisionnement » en carburant dans les stations-service françaises.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les prix du carburant connaissent une forte hausse, affectant les consommateurs. Maud Bregon a insisté sur le fait que, bien que certaines stations rencontrent des difficultés, notamment des ruptures partielles de stock, la situation reste sous contrôle. Elle a précisé que moins de 10 % des stations étaient concernées par des pénuries totales ou partielles, et que ce phénomène touchait principalement les stations du groupe TotalEnergies.
Le groupe TotalEnergies a mis en place un plafond de prix pour ses carburants afin de limiter les hausses tarifaires, une mesure qui a conduit à une affluence importante dans ses stations. Ce pic de demande a engendré des tensions et des ruptures ponctuelles de stock dans certaines de ses stations-service. Selon Maud Bregon, ce type de situation est temporaire et ne reflète pas une pénurie généralisée à l’échelle nationale. Elle a également rappelé que la France dispose toujours de ses stocks stratégiques de pétrole, qui assurent la continuité de l’approvisionnement en carburant, même dans un contexte de forte demande.
Aucune pénurie de carburant à l’échelle nationale
Le président du syndicat professionnel Mobilians, Francis Pousse, a lui aussi confirmé qu’il n’y avait pas de pénurie sur le territoire national. Il a souligné que les difficultés actuelles étaient surtout liées à une demande concentrée dans certaines stations, particulièrement celles de TotalEnergies, et que cela ne devait pas être confondu avec un manque d’approvisionnement général. Francis Pousse a indiqué que le phénomène était similaire à celui observé lors des précédentes crises énergétiques, comme celle liée à la guerre en Ukraine, lorsque les prix avaient également été plafonnés par TotalEnergies.
Les secteurs les plus affectés par la hausse des prix du carburant sont principalement l’agriculture, la pêche et le transport, qui sont grands consommateurs de carburants. Cette flambée des prix est alimentée par des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, où la guerre a fortement perturbé les exportations de pétrole, notamment par le détroit d’Ormuz, une voie stratégique de transport du pétrole. L’impact de ces tensions géopolitiques a été ressenti au niveau des prix du pétrole brut, entraînant une hausse des coûts de production et, par conséquent, des prix à la pompe.
Maud Bregon a également souligné que, bien que la situation actuelle ait conduit à des prix élevés, les autorités suivaient de près l’évolution des stocks et des prix pour éviter toute rupture d’approvisionnement à plus grande échelle. Le gouvernement reste vigilant face à l’évolution des prix et continue de surveiller les tendances internationales qui peuvent impacter l’approvisionnement en carburant en France.